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Assurance bris de glace et pare-brise : comment fonctionne vraiment le remboursement ?

Aujourd'hui
Assurance bris de glace et pare-brise : comment fonctionne vraiment le remboursement ?
Bris de glace sur votre pare-brise : êtes-vous vraiment couvert ? Franchise, malus et démarches expliqués

Chaque année en France, on recense environ 3 millions de sinistres bris de glace, soit 61 cas pour 1 000 véhicules assurés. Avec un coût moyen de 452 € par sinistre en 2024 selon le SRA — et un prix moyen du pare-brise passé de 484 € à 605 € entre 2022 et 2025 — la facture peut vite devenir salée. Pourtant, beaucoup d'automobilistes ignorent ce que couvre réellement leur assurance bris de glace, redoutent à tort un malus ou ne connaissent pas la marche à suivre pour obtenir un remboursement rapide de leur pare-brise. Au Garage Drumare, à Beuzeville, nous accompagnons quotidiennement des automobilistes confrontés à ces situations, et nous constatons que les mêmes questions reviennent sans cesse. Voici les réponses concrètes aux interrogations les plus fréquentes.

Ce qu'il faut retenir
  • La réparation d'un impact inférieur à 15 mm est généralement prise en charge sans franchise par l'assureur, tandis qu'un remplacement complet entraîne une franchise comprise entre 80 et 150 € dans la majorité des contrats.
  • Un bris de glace isolé n'entraîne aucun malus sur votre coefficient de réduction-majoration (CRM), mais au-delà de deux sinistres par an, l'assureur peut majorer votre cotisation, augmenter votre franchise ou résilier votre contrat.
  • Vous disposez de 5 jours ouvrés à compter de la constatation du dommage pour déclarer le sinistre (2 jours en cas de vandalisme), et aucune réparation ne doit être engagée sans l'accord préalable de l'assureur, sous peine de refus d'indemnisation.
  • La loi Hamon (article L. 211-5-1 du Code des assurances) vous garantit le libre choix de votre réparateur ; la cession de créance (article L. 211-5-2) vous permet d'éviter l'avance de frais, y compris chez un réparateur non agréé.

La garantie bris de glace s'applique-t-elle à votre contrat d'assurance ?

Tout dépend de la formule que vous avez souscrite. Si vous êtes couvert par un contrat tous risques, la garantie bris de glace est incluse automatiquement. En revanche, avec un contrat au tiers intermédiaire (aussi appelé « tiers étendu »), cette garantie est disponible en option : il faut l'avoir ajoutée lors de la souscription.

Quant au contrat au tiers simple — qui ne couvre que la responsabilité civile — la garantie bris de glace n'y figure pas, sauf si vous l'avez spécifiquement ajoutée moyennant une hausse de prime. Premier réflexe avant tout sinistre : relisez vos conditions générales et particulières. Ne découvrez pas les limites de votre couverture le jour où un gravillon percute votre pare-brise.

Quels vitrages sont pris en charge par l'assurance bris de glace ?

Trois éléments sont systématiquement couverts par la garantie : le pare-brise, les vitres latérales et la lunette arrière. Selon les contrats, la couverture peut aussi s'étendre aux optiques de phares et au toit ouvrant ou panoramique. Attention toutefois : les rétroviseurs et les feux arrière sont souvent exclus.

Côté causes de sinistre, sont éligibles les dommages provoqués par des gravillons, des intempéries (grêle, choc thermique, branche) ou un vandalisme isolé sur le vitrage. Mais si le bris résulte d'une tentative de vol ou d'un vandalisme étendu, c'est la garantie vol et incendie qui prend le relais. De même, un bris de glace survenu lors d'un accident dont vous êtes responsable relèvera de la garantie dommages tous accidents, et non du bris de glace.

À noter : l'assureur peut légalement refuser la prise en charge dans plusieurs cas précis : dépassement du délai légal de déclaration, réparations effectuées sans accord préalable de la compagnie, fausse déclaration constatée, garantie bris de glace non souscrite au contrat, ou sinistre relevant d'une cause couverte par une autre garantie non souscrite (par exemple, un vol avec effraction lorsque la garantie vol n'a pas été activée). Mieux vaut connaître ces situations à l'avance pour ne pas se retrouver démuni le jour J.

Réparation ou remplacement du pare-brise : qui décide, et quelle franchise ?

Impact réparable ou remplacement obligatoire ?

La décision repose sur un critère technique précis. Un impact peut être réparé par injection de résine si trois conditions sont réunies : son diamètre est inférieur à 15 mm (moins qu'une pièce de 2 euros), il se situe hors du champ de vision du conducteur, et il est positionné à au moins 4 cm des bords du pare-brise. Coût de l'opération : environ 90 €, pour une intervention de 30 minutes à peine.

Si l'impact dépasse ces limites ou se trouve dans votre champ de vision, le changement de pare-brise complet est obligatoire. Comptez entre 300 et 700 € pour une berline classique, et jusqu'à 1 200 € voire davantage pour un SUV ou un véhicule équipé de technologies embarquées. Pour les vitres latérales et la lunette arrière, aucune réparation n'est possible : seul le remplacement s'impose. Après un remplacement, le véhicule doit rester immobilisé pendant au moins 2 heures pour laisser la colle de fixation du nouveau vitrage polymériser correctement — pensez à anticiper ce délai dans votre organisation, notamment pour ne pas prévoir de déplacement immédiat après l'intervention.

Trois types de franchise à bien distinguer

Côté franchise, bonne nouvelle : lors d'une simple réparation d'impact, la franchise est souvent totalement supprimée par l'assureur. En revanche, pour un remplacement complet, elle s'applique presque systématiquement. Trois types de franchise existent :

  • Franchise absolue : déduite systématiquement du remboursement, quel que soit le montant de la facture. Exemple : franchise de 100 €, facture de 400 € → l'assureur vous rembourse 300 €.
  • Franchise relative : si la facture dépasse le seuil de la franchise, l'assureur prend tout en charge ; en dessous, vous payez l'intégralité. Concrètement, avec une franchise relative de 400 €, une facture de 300 € n'est pas du tout indemnisée (l'assuré paie l'intégralité des 300 €), tandis qu'une facture de 500 € est remboursée en totalité (l'assureur prend en charge les 500 €). Ce fonctionnement est à l'opposé de la franchise absolue.
  • Franchise proportionnelle : calculée en pourcentage du montant, souvent 25 %. Exemple : remplacement à 400 €, franchise de 25 % → 100 € à votre charge.

Les montants pratiqués oscillent généralement entre 50 et 400 €, la majorité des contrats se situant entre 80 et 150 €. Certaines formules proposent une option « zéro franchise », moyennant une cotisation plus élevée — un choix pertinent si vous êtes gros rouleur ou si votre véhicule est récent et coûteux. Retenez surtout ceci : déclarez tout impact immédiatement, même s'il paraît bénin. Un impact négligé qui se transforme en fissure imposera un remplacement complet avec franchise, là où une simple injection de résine aurait été remboursée sans reste à charge.

Exemple concret : Arnaud Lebreton, commercial dans le secteur de Pont-Audemer, roule environ 45 000 km par an au volant de sa Peugeot 3008. En mars, un gravillon projette un petit impact sur son pare-brise, à peine visible. Il repousse la réparation « à plus tard ». Trois semaines après, sous l'effet du froid matinal, l'impact se transforme en fissure de 20 cm en plein champ de vision. Résultat : remplacement complet obligatoire à 680 €, avec une franchise absolue de 120 € à sa charge. S'il avait réagi immédiatement, une réparation par injection de résine à 90 € aurait été prise en charge sans aucune franchise. Une différence de 120 € — et de tranquillité — simplement parce que la déclaration a été repoussée.

Véhicule équipé d'ADAS : quelles conséquences sur le bris de glace ?

Une obligation de recalibrage depuis juillet 2024

Les systèmes ADAS (Advanced Driver Assistance System) désignent les technologies d'aide à la conduite : freinage d'urgence automatique, maintien dans la voie, alerte de collision. Ces dispositifs reposent sur des caméras positionnées derrière le pare-brise, couplées à des capteurs. Depuis juillet 2024 et l'entrée en vigueur de la réglementation européenne GSR2, un recalibrage de ces systèmes est obligatoire après chaque remplacement de pare-brise.

Calibrage statique ou dynamique : deux méthodes selon votre véhicule

Il existe deux types de recalibrage ADAS. Le calibrage statique est réalisé véhicule immobilisé en atelier, la caméra étant réglée sur des cibles de précision placées à une distance et une hauteur calibrées. Le calibrage dynamique, lui, s'effectue pendant la conduite : la caméra se calibre en temps réel en tenant compte des irrégularités de la route, ce qui le rend réputé plus précis dans certaines configurations. Le choix de la méthode dépend du modèle de votre véhicule et du type de système ADAS embarqué.

Cette opération coûte entre 80 et 400 € selon le véhicule, pour 1 à 2 heures d'intervention supplémentaires. La bonne nouvelle : ce recalibrage est généralement couvert par la garantie bris de glace, dans les contrats tous risques comme dans les formules tiers intermédiaire. Vérifiez néanmoins ce point dans vos conditions contractuelles, et demandez systématiquement une attestation écrite de calibrage après toute intervention sur votre pare-brise. Ce document est indispensable pour maintenir la couverture de la garantie constructeur.

Un bris de glace fait-il perdre le bonus ou génère-t-il un malus ?

Le CRM ne bouge pas après un bris de glace

Réponse catégorique : non. Un bris de glace n'a aucune incidence sur votre coefficient de réduction-majoration (CRM), c'est-à-dire votre bonus-malus. Pour bien comprendre, rappelons la mécanique exacte du CRM : tout assuré part d'un coefficient de 1. Chaque année sans sinistre responsable, il gagne 5 % de réduction, jusqu'à atteindre un plancher de 0,50 au bout de 14 ans de conduite exemplaire. À l'inverse, un sinistre à responsabilité totale entraîne une majoration de +25 %, et un sinistre à responsabilité partielle de +12,5 %. Le bris de glace, classé comme sinistre non responsable, ne figure jamais dans ce calcul.

L'exception à connaître : le bris de glace lié à un accident

Il existe toutefois une exception à bien connaître. Si le bris de glace survient dans le cadre d'un accident dont vous êtes reconnu totalement responsable, avec d'autres dommages constatés sur votre véhicule ou sur un tiers, c'est alors la garantie dommages tous accidents qui intervient — et le malus peut s'appliquer. Pour éviter toute requalification, précisez systématiquement à votre assureur que le bris est isolé, sans autre dommage ni tiers impliqué.

Attention cependant à une nuance importante : même sans malus réglementaire, des sinistres bris de glace trop fréquents peuvent inciter votre assureur à augmenter votre cotisation annuelle, majorer votre franchise, voire résilier votre contrat. En général, les assureurs prennent en charge deux bris de glace par an. Au-delà, les conditions peuvent se dégrader significativement.

Conseil : En cas de résiliation du contrat par l'assureur suite à des sinistres bris de glace trop fréquents, vous serez considéré comme « conducteur à risque » par les autres compagnies d'assurance. Cette étiquette rend la souscription d'un nouveau contrat plus difficile et souvent nettement plus coûteuse. Si vous êtes gros rouleur ou exposé aux gravillons (routes de campagne, zones de chantier), pensez à espacer vos déclarations et à faire réparer les petits impacts par injection de résine — pris en charge sans franchise — plutôt que d'attendre un remplacement complet.

Assurance bris de glace : les étapes pour déclarer et obtenir le remboursement

La rapidité et la rigueur de votre déclaration conditionnent directement votre remboursement. Voici la marche à suivre, étape par étape.

1 - Protéger et documenter les dégâts

Commencez par sécuriser votre véhicule : retirez les éclats résiduels avec précaution et couvrez l'habitacle avec un film ou une bâche pour éviter les infiltrations. Ensuite, photographiez les dommages sous plusieurs angles — vue d'ensemble et gros plan de l'impact — avant toute intervention. Ces clichés constituent une preuve visuelle précieuse en cas de litige.

2 - Déposer plainte en cas de vandalisme

Si le bris résulte d'un acte de vandalisme ou d'une tentative de vol, rendez-vous à la gendarmerie ou au commissariat dans les 48 heures. Le récépissé de plainte est obligatoire pour que votre assureur accepte la prise en charge dans ce contexte spécifique.

3 - Déclarer le sinistre dans les délais légaux

Conformément à l'article L. 113-2 du Code des assurances, vous disposez de 5 jours ouvrés à compter de la constatation du dommage pour déclarer votre sinistre. Précision importante : ce délai court à partir du jour où vous avez remarqué le sinistre, et non à partir de la date à laquelle il s'est physiquement produit — une distinction essentielle lorsque vous découvrez un impact après coup, par exemple en sortant d'un stationnement prolongé. Ce délai tombe à 2 jours ouvrés en cas de vandalisme. Passé ce délai, l'assureur peut refuser toute indemnisation. La déclaration peut s'effectuer par téléphone, via votre espace client en ligne, par application mobile ou par courrier recommandé avec accusé de réception.

Lors de cette déclaration, communiquez les éléments suivants : votre numéro de contrat d'assurance, le numéro d'immatriculation du véhicule, la date et l'heure de constatation du dommage, le lieu précis, les circonstances du bris, la description exacte de l'élément vitré endommagé (pare-brise, vitre latérale, lunette arrière…), et la mention explicite de l'absence de tiers impliqué et d'autres dommages constatés sur le véhicule.

4 - Obtenir l'accord de l'assureur avant toute réparation

Ne faites rien réparer avant d'avoir reçu l'accord de votre assureur et votre numéro de sinistre. Des travaux réalisés sans cet accord préalable peuvent rester intégralement à votre charge, même si le sinistre est couvert par votre contrat.

Êtes-vous obligé de passer par le réparateur imposé par l'assureur ?

Un droit garanti par la loi Hamon

Non, et c'est un droit fondamental. La loi Hamon (article L. 211-5-1 du Code des assurances), en vigueur depuis janvier 2015, vous garantit le libre choix de votre réparateur pour tout sinistre garanti. Votre assureur a l'obligation légale de vous informer de ce droit dès le premier contact téléphonique. Sur le plan technique, il n'existe aucune différence de qualité entre un réparateur agréé et un réparateur indépendant. La seule distinction est contractuelle et commerciale.

Cession de créance et franchise modulée : les règles du jeu

Chez un réparateur agréé, l'assureur règle directement la facture et vous ne payez que la franchise éventuelle. Chez un réparateur non agréé, vous pouvez éviter toute avance de frais grâce au mécanisme de cession de créance (article L. 211-5-2 du Code des assurances, depuis décembre 2020). Votre assureur ne peut légalement pas s'y opposer. Toutefois, en vertu de l'article L. 121-1 du Code des assurances (principe indemnitaire), l'indemnisation de l'assureur peut être plafonnée au tarif du marché, et non au montant facturé par le réparateur si celui-ci pratique des prix supérieurs. L'arrêt de la Cour de cassation du 2 février 2017 (Civ. 2e, n° 16-13505) confirme que l'expert mandaté par l'assureur peut se prononcer sur le tarif horaire applicable et n'est pas tenu d'entériner les devis d'un réparateur non agréé.

Soyez toutefois vigilant : certains assureurs (dont la Macif et Eurofil, par exemple) modulent la franchise selon le réseau choisi — franchise réduite ou supprimée en réseau agréé, plus élevée hors réseau. Cette pratique est licite, à condition que votre droit au libre choix du réparateur vous ait été préalablement rappelé. En cas de blocage persistant, contactez le médiateur de l'assurance. Méfiez-vous également des offres « pare-brise offert » qui dissimulent parfois des majorations de main-d'œuvre ou des frais cachés : exigez toujours un devis détaillé.

À noter : même en faisant appel à un réparateur non agréé, votre assureur reste tenu de vous indemniser. Mais si les tarifs pratiqués par ce réparateur sont supérieurs aux prix du marché, la différence peut rester à votre charge. Pour éviter les mauvaises surprises, demandez systématiquement un devis détaillé avant toute intervention et transmettez-le à votre assureur pour validation.

Garage Drumare à Beuzeville : votre partenaire de confiance pour l'entretien de votre véhicule

Un pare-brise en bon état est indispensable à votre sécurité routière — rappelons qu'une fissure dans le champ de vision peut entraîner une contre-visite au contrôle technique. Au Garage Drumare, situé à Beuzeville, nous accompagnons les automobilistes dans l'entretien, la réparation et le suivi mécanique de leur véhicule, toutes marques confondues. Diagnostic électronique, remplacement de pièces, entretien courant ou interventions plus techniques : notre savoir-faire et notre réactivité vous garantissent un véhicule fiable et sûr au quotidien.

Vous avez un doute sur l'état de votre pare-brise, un impact à faire contrôler, ou simplement besoin d'un interlocuteur de confiance pour l'entretien de votre voiture ? N'hésitez pas à nous solliciter : le Garage Drumare est à votre écoute pour vous apporter des solutions concrètes, dans une logique de prévention et de proximité.